Entretien avec le binôme franco-mongol réalisant une étude de trois mois pour le Fond d’aide alimentaire (FAA). [mn]

Deux étudiantes, Munkhtsetseg Tegshjargal et Agatha Dimur, effectuent un stage auprès du Fond d’aide alimentaire (FAA). Elles partent en binôme pendant trois mois dans les aimags d’Ouvs, Ovorkhangai et Dornogobi. Nous avons voulu connaitre leur état d’esprit avant le grand départ.

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Pourriez-vous vous présenter et nous en dire un peu plus sur le projet que vous allez réaliser ensemble ?

M.T : Je m’appelle Munkhtsetseg Tegshjargal et je suis étudiante en licence d’économie à l’Université nationale de Mongolie.

A.D : Je m’appelle Agatha Dimur, je suis en cinquième et dernière année à l’ISTOM, une école française formant des ingénieurs agronomes.

A.D : Nous partons sur le terrain pour réaliser une évaluation des projets financés par le Fond d’aide alimentaire (FAA) dans les trois provinces de Ouvs, Ovorkhangai et Dornogobi. Nous allons passer un mois dans chaque aimag et rendre visite aux producteurs. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’offre de microcrédits du FAA pour savoir si elle est adaptée aux enjeux du ménage (améliorer la qualité de vie des agriculteurs), aux enjeux de l’aimag (disponibilité des ressources, accès aux infrastructures) et aux enjeux du pays (au vu de la variabilité des prix, de la sécurité et de la souveraineté alimentaire.

M.T : Nous allons co-écrire un rapport de recommandations que nous présenterons fin septembre.

A.D : Même si nous ne partons qu’à deux sur le terrain, nous ne sommes pas seules. Nous remercions les Ministères de l’agriculture Français et Mongol, l’Attachée agricole de l’Ambassade de France en Mongolie ainsi que le Fond d’Aide Alimentaire.

Vous allez partir à la campagne pendant trois mois, qu’attendez-vous de cette expérience ? Quelles peuvent être, selon vous, vos principales difficultés ?

M.T : Je pense que c’est une opportunité incroyable. Cette expérience va nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances académiques mais également sociales puisqu’il s’agit d’une véritable expérience humaine. J’ai vraiment hâte.

A.D : Oui, il s’agit d’une expérience professionnelle particulièrement enrichissante. Nous allons également acquérir de nouvelles connaissances techniques et environnementales. Le fait que nous ne soyons pas issues de la même formation nous permet de nous compléter.

M.T : Concernant les difficultés que nous pouvons rencontrer, je pense que vivre avec des inconnus pendant aussi longtemps est un défi que nous sommes toutes les deux prêtes à relever. Il me semble que notre plus gros handicap sera notre dépendance à la voiture.

A.D : Effectivement, l’organisation de notre progression, le choix des producteurs et les déplacements constituent la partie la plus complexe du projet.

Dernière modification : 19/06/2019

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